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Un symposium sur la portée écologique de l'art africain

Il a été organisé le 18 mai 2017 au Goethe Institut par l’association Osmose-Cameroun, dans le cadre de la 4ème édition de Scènes Expérimentales qui s’est tenue cette année à Dakar sous le Haut patronage du ministère de la Culture et de la Communication du Sénégal.


D'entrée de jeu, Irène Gaouda, journaliste, a situé le contexte et la tenue des échanges dans le cadre de la 4ème édition de Scènes Expérimentales, organisée par l’association Osmose-Cameroun en partenariat avec Adafest-Sénégal. En sa qualité de maîtresse des lieux, Madame Bouya Fall a signifié l’accueil chaleureux que l’Institut Goethe réserve au projet Scènes Expérimentales, qu’elle trouve innovant et digne d’intérêt. M. Ousmane Faye, en sa double fonction de Président d’Adafest et d’Arterial Network Sénégal, a apporté des précisions sur le rôle de sa structure dans la coopération sud-sud et la protection de l’environnement. Occasion pour Monsieur Nana Delphin Néo, président de l’association Osmose, de s’étaler avec passion sur Toumai, le fossile présenté comme étant l’ancêtre de l’humanité disparu il y a 7 million d’années dans l’erg du Djourab au Tchad, un pays naguère forestier baigné par le méga Lac Tchad, d’après les scientifiques, mais aujourd’hui en proie aux changements climatiques.


Patrimoine

Monsieur Yves Malière, écrivain, par ailleurs Consul Général de Hongrie au Sénégal a souligné l’importance du bois dans la pratique artistique ancestrale en indiquant que le choix de cette essence est fonction de sa texture. Pour l’auteur de l’ouvrage intitulé « Incursion dans les arcanes de l’art coutumier négro-africain », le bois est la matière qui dispose d’une malléabilité plus sûre et une durabilité éprouvée. Après une lecture plutôt fatale de la situation des œuvres en bois d’origine africaine, il a déploré le fait qu’une grande partie de ce patrimoine soit conservée dans les Musées en Occident. Pour Monsieur Marlière, aujourd’hui, la diaspora africaine ne concerne pas seulement les hommes, mais aussi les œuvres d’art expatriées de leur milieu d’origine. D’où l’importance de les rapatrier, d’autant plus que d’après lui, ces œuvres ont été majoritairement acquises de façon illégale ou illicite. Malgré les difficultés juridiques et conceptuelles qui entourent cette initiative, il croit savoir que cette réappropriation est possible, puisqu’il existe un précèdent dans l’histoire : Celui du musée de Guerin où on a rétrocédé aux familles juives les œuvres illicitement arrachées par les Nazis. D’où cet appel à une prise de conscience et à un lobbying auprès des institutions comme l’Unesco qui a adopté la convention de 2001 sur la protection des patrimoines. Lors de ce symposium, deux jeunes artistes venus du Cameroun ont eu le loisir de présenter leur démarche artistique en rapport avec l’écologie. Lydol s’est appesantie sur le Science-Slam, un concept importé d’Allemagne et organisé au Cameroun sous les auspices de l’Institut Goethe Kamerun. Marah M. a dévoilé les contours du projet « Echo-logique » dont le but est la protection de l’environnement et l’assainissement de Yaoundé, la capitale du Cameroun par un changement de mentalité.

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