Fondio Maurhy, le peintre ivoirien au carrefour des mondes Le parcours de Fondio Maurhy est celui d’un artiste qui a su dompter l’académisme pour mieux s’en affranchir. Si ses années à l’INSAAC et le mentorat de figures tutélaires comme Tamsir Dia ou Youssouf Dekimbirila ont forgé sa technique, c’est dans l’exploration autodidacte et l’étude des maîtres (Picasso, Van Gogh) qu’il a trouvé sa voix. Son passé de dessinateur de bandes dessinées — où il créait déjà des figures de justiciers comme Corneilus — imprègne encore aujourd’hui sa capacité à raconter des histoires sur la toile. Sa parenthèse musicale avec « The Winners » semble avoir légué à sa peinture un sens inné de la composition et du rythme. Au cœur de l’œuvre de Maurhy réside une figure centrale : la femme. Ce choix n’est pas uniquement esthétique ; il est le reflet d’une reconnaissance personnelle envers celles qui ont jalonné et soutenu sa vie. Pour l...
"Rien ne se perd, tout se transforme." Si la maxime de Lavoisier est célèbre, Irène Gaouda a décidé de l'appliquer au pied de la lettre. Avec son dernier dessin, elle nous offre une leçon de créativité où le support raconte une histoire aussi forte que l'image elle-même. De l'éphémère à l'éternel L'histoire de cette œuvre a commencé de manière banale, presque triviale. Une paire de chaussures à talons compensés, un achat plaisir, et son inévitable emballage : une boîte en carton rigide. Pour la majorité d'entre nous, le destin de cet emballage aurait été la poubelle. Mais Irène Gaouda a eu un autre réflexe, celui du « pas de côté ». Au moment de jeter, elle a vu dans ce déchet un potentiel. Armée de ciseaux, elle a découpé le carton pour en extraire une toile vierge, prête à accueillir une nouvelle vie. Le sujet choisi par la dessinatrice ne doit rien au hasard. Sur ce morceau de carton, fabriqué à partir de pâte à papier et donc de bois, Irène a c...