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Articles

Le Festival international de documentaire africain de Bamako (FIDAB) voit le jour

C’est une naissance majeure dans le paysage culturel ouest-africain. Le 16 janvier 2026, le Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ a accueilli la cérémonie d'ouverture du tout premier Festival International de Documentaire Africain de Bamako (FIDAB). Dans un secteur audiovisuel bouleversé par le streaming, l'événement entend réaffirmer la force du réel et armer les créateurs du continent face aux nouveaux défis de la diffusion. Placée sous le haut parrainage du Ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Mamou Daffé représenté pour l'occasion par son Chef de Cabinet M. Salia Malé et son Chargé de Mission M. Amadou Diabaté, cette édition inaugurale marque un tournant décisif. Bamako, ville historiquement liée au 7ème art, renoue avec son statut de place forte du cinéma en offrant une vitrine exclusive au format documentaire. Le FIDAB ne se contente pas de célébrer le passé ; il regarde droit vers l'avenir. Alors que les géants de l...
Articles récents

Fondio Maurhy, un peintre au carrefour des mondes

  Fondio Maurhy, le peintre ivoirien au carrefour des mondes Le parcours de Fondio   Maurhy   est celui d’un artiste qui a su dompter l’académisme pour mieux s’en affranchir. Si ses années à l’INSAAC et le mentorat de figures tutélaires comme   Tamsir Dia   ou   Youssouf Dekimbirila   ont forgé sa technique, c’est dans l’exploration autodidacte et l’étude des maîtres (Picasso, Van Gogh) qu’il a trouvé sa voix. Son passé de dessinateur de bandes dessinées — où il créait déjà des figures de justiciers comme   Corneilus   — imprègne encore aujourd’hui sa capacité à raconter des histoires sur la toile. Sa parenthèse musicale avec « The Winners » semble avoir légué à sa peinture un sens inné de la composition et du rythme. Au cœur de l’œuvre de Maurhy réside une figure centrale :   la femme. Ce choix n’est pas uniquement esthétique ; il est le reflet d’une reconnaissance personnelle envers celles qui ont jalonné et soutenu sa vie. Pour l...

Quand le carton retrouve sa mémoire d'arbre, la métamorphose écologique d'Irène Gaouda

  "Rien ne se perd, tout se transforme." Si la maxime de Lavoisier est célèbre, Irène Gaouda a décidé de l'appliquer au pied de la lettre. Avec son dernier dessin, elle nous offre une leçon de créativité où le support raconte une histoire aussi forte que l'image elle-même.  De l'éphémère à l'éternel L'histoire de cette œuvre a commencé de manière banale, presque triviale. Une paire de chaussures à talons compensés, un achat plaisir, et son inévitable emballage : une boîte en carton rigide. Pour la majorité d'entre nous, le destin de cet emballage aurait été la poubelle. Mais Irène Gaouda a eu un autre réflexe, celui du « pas de côté ». Au moment de jeter, elle a vu dans ce déchet un potentiel. Armée de ciseaux, elle a découpé le carton pour en extraire une toile vierge, prête à accueillir une nouvelle vie. Le sujet choisi par la dessinatrice ne doit rien au hasard. Sur ce morceau de carton, fabriqué à partir de pâte à papier et donc de bois, Irène a c...

"Sentier de résilience", l'ode sahélienne d'Irène Gaouda

Dans une œuvre d'une sobriété magistrale, Irène Gaouda nous transporte au cœur du Grand Nord Cameroun. Entre hachures précises et touches de couleurs oniriques, son dessin se présente comme un manifeste de la résilience et de la beauté des terres sahéliennes. L'œuvre s'ouvre sur un premier plan dépouillé, où un long chemin dépourvu d'herbes invite le spectateur à une déambulation silencieuse. Ce vide n'est pas une absence. Il s'agit d'une représentation authentique de l'isolement géographique et du rythme lent propre au Sahel. Au bout de ce sentier, l'œil est accueilli par l'architecture emblématique de la région, une rangée de cases en terre . Ces habitations traditionnelles aux toits coniques, caractéristiques de certains peuples d'Afrique, s'élèvent comme un symbole de communauté.  L’artiste encadre ces foyers par deux arbres au feuillage rose. Ce choix chromatique, évoquant la floraison délicate des adeniums (les roses du désert), rom...

Un jour, un artiste: Georges-Antoine Rochegrosse, peintre d’histoire

Georges-Antoine Rochegrosse  né le  2 août 1859  à  Versailles  et mort le  11 juillet 1938  à  El Biar  ( Algérie ) est un  peintre ,  décorateur  et  illustrateur   français . Né le 02 août 1859 à Versailles, Georges-Antoine Rochegrosse était un peintre, décorateur et illustrateur français, fils d'Élise Marie Bourotte (1828-1904) et de Jules Jean Baptiste Rochegrosse qui meurt en 1874. En 1875, sa mère se remarie avec le poète  Théodore de Banville  dont Georges-Antoine devient le fils adoptif. Il fréquente les artistes et les hommes de lettres que son beau-père reçoit chez lui :  Paul Verlaine ,  Stéphane Mallarmé ,  Arthur Rimbaud ,  Victor Hugo  et  Gustave Flaubert . Il commence sa formation de peintre auprès d' Alfred Dehodencq , puis entre en 1871 à l' Académie Julian  à  Paris  dans les ateliers de  Jules Joseph Lefebvre  et  Gustave B...

Un jour, un artiste...: Lazhar Hakkar, au plus près de la mémoire

  Une exposition rétrospective de l'artiste peintre Lazhar Hakkar proposant plus de 15 0  œuvres  de différents formats et techniques, se tient actuellement au Musée des Beaux-Arts d’Alger, auprès de grands maîtres de l’impressionnisme, des sculpteurs, dessinateurs, calligraphes, miniaturistes, etc. Des  dessins, de la peinture  à   huile et autres techniques mixtes que l'artiste a réalisées depuis le début de sa carrière, entamée dans les années 70 ,   offrant un paysage singulier dans lequel l'art abstrait cohabite en toute harmonie avec l'art figuratif. N é en 1945 à Khenchela à l’Est de l’Algérie , Lazhar Hakkar a étudié la peinture entre 1963 et 1966, à l’école nationale des Beaux-Arts, dans l’atelier du peintre Mesli, à Alger. En 1967, il a obtenu le troisième prix de peinture organisé par l’école des Beaux-Arts. En 1972, il a eu le deuxième prix de la ville d’Alger puis en 1976, le Grand Prix de la ville d’Alger.   Lazhar Hakkar traite de p...

Mustapha Kamal Gueye: «Nous envisageons d’accompagner 100 000 jeunes dans des entreprises vertes»

Le changement climatique et la dégradation de l’environnement représentent aujourd’hui, selon l’Organisation internationale du travail (OIT), des défis significatifs en termes de croissance et d’emploi. Les risques seront, selon Mustapha Kamal Gueye, directeur du programme d’action prioritaire sur la transition juste au Bureau international du travail (BIT) à Genève, de plus en plus importants à moyen et à long termes.   Le changement climatique - et les réponses des secteurs public et privé - a un impact profond sur le travail. Comment l’Organisation internationale du travail compte-t-elle y faire face? Les différentes actions nécessaires pour faire face aux changements climatiques impliquent des transformations profondes pour les économies et les  sociétés. On parle de sortie graduelle des énergies fossiles avec un changement du mode de production, de consommation, de changement des systèmes de transport, d’alimentation... tout cela signifie qu’il aura des impacts assez sign...