Le vidéo Mapping illumine le Dak'Art

Les noctambules de Dakar l’ont sûrement remarqué ces derniers jours : Le vidéo mapping, ce concept artistique qui permet de donner un souffle nouveau aux bâtiments publics et autres monuments...
     Il faut attendre la tombée de la nuit pour voir « la magie » s’opérer. Et les trois devins à la manœuvre ne sont nul autre que l’espagnol Fausto Morales Gil, l’allemand Philipp Geist et le français Aurélien Lafargue. Le show a débuté le 3 mai dès 20h à l’Hôtel de Ville de Dakar par la Performance vidéo mapping d’Aurélien Lafargue avec la conception sonore de Mourad Bennacer et d’Ibaaku. Le 7 mai, toujours à 20h, c’était au Rond Point Médina, non loin de la Poste qu’a eu lieu le « spectacle ». Là, l’espagnol Fausto Morales Gil a fait son show : Performance vidéo mapping suivi e d’un concert de Brahim et Mao Sidibé. Le 10 mai, c’était au tour de la gare de Dakar d’accueillir les performeurs. Le travail de Phillip Geist était la grande attraction de la soirée. Sa parade artistique était accompagnée d’un concert d’artistes du terroir, notamment Omar Pène, Matador, Fukk and Kukk, Ngaaka Blindé, Afrique 3D. Et les Afrosiders ont gratifié le public d’une soirée.

Qu’est ce que le Video Mapping ?
      C’est un procédé qui permet de projeter de la lumière ou des vidéos sur des volumes, et de recréer des images de grande taille sur des structures en relief, tels des monuments, expliquent les initiateurs de ce nouveau concept qui apparaît pour la première fois au Dak’Art. Et il plait, si l’en croit l’engouement suscité au sein de la jeunesse. Ici, le temps d’une projection, se crée une illusion de nouveauté sur les murs des bâtiments et autres édifices. Une manière de proposer aux dakarois une autre vision de leur ville à travers une technique de projection illusionniste. 
    Le projet est porté par le groupe EUNIC en partenariat avec Kër Thiossane. Il a pour but de sensibiliser les acteurs visuels et le public à l'esthétique des arts numériques. Il consiste également à soutenir les artistes locaux dans leurs moyens d’expression tout en renforçant la maîtrise des techniques d’art numérique et l’accès à l’information sur le numérique en vue de favoriser une sensibilisation citoyenne, ajoutent-ils. 
     Pour impliquer pleinement les jeunes, les trois artistes invités se sont constitués en ateliers repartis sur trois résidences de création qui se sont déroulées du 24 avril au 3 mai. Le 14 mai marquera la fin des performances à Ker thiossane et au Point E. Ce sera dans le cadre de la 5ème édition du festival Afropixel inscrit dans le volet « Contours » de la biennale. 

Les précurseurs 

 Philipp Geist (Allemagne) 

Artiste audiovisuel, spécialisé dans le Mapping et dans la création des lieux interactifs. Il a travaillé dans les Favelas de Rio de Janeiro, en 2013/2014 il a illuminé la fameuse statue de Jésus de Rio. Il a travaillé entre autres à Thaïlande, en Iran, en Italie, en Egypte… Il rend visible les ponts entre l’imagination et la réalité, il sait dénoncer des frontières et intègre l’extraordinaire dans la vie de tous les jours. 
Fausto Morales Gil (Espagne) 

Artiste audiovisuel spécialisé dans le mapping et veejay. Il est directeur d'art et réalisateur, fondateur et directeur de l’entreprise slidemedia depuis 2001. Professeur de création audiovisuelle et réalisateur de vidéoclips musicaux, il a été pionnier dans l’utilisation des arts visuels et veejing sur la scène électronique ; récemment il a participé a festivals et événements en Allemagne, suisse, la France, le Brésil, USA et Vietnam. 
Aurélien Lafargue (France) 

Artiste œuvrant au sein de Nature Graphique, collectif composé d’artistes éclectiques (architectes, graphistes, ingénieurs, vidéastes et autres) qui ont rallié leurs talents pour créer des projets d’envergure, alliant arts et technologie. Ses domaines de compétences sont le mapping, scénographie, scénographie digitale, R&D, installations numériques, interactivité, VR, cinéma immersif, cinéma sensoriel, muséographie, Art, sound design et musique à l'image.

I.G

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